Texte Mariage Greg et Héléne 19 mai 2018

Sur un style de texte à la De Groot, pas de lapin mais de Stéphane

Pour Grégory, et Hélène

Un samedi soir sur la terre.

Vous ne pouvez ne pas l’avoir oublié, mais maintenant vous le saurez par cœur, ou vous l’essorez si je vous raconte des salades, mais aujourd’hui, c’est le mariage de Grégory et Hélène, ou plutôt T’HélenGrégory, car ils ont vraiment assurés.

Ce samedi 19 mai, nous partîmes de bon matin sur le chemin à bicyclette, il y avait Michèle mais pas paulette.

Après ce petit re-montant, nous dévorions les petits plats sur le grand plateau.

Nous faisions un beau Tandem Je t’Aime pour aller retrouver ceux que l’on aime.

C’était la saison des crevaisons, les chanvres à l’air poussaient sur les coteaux.

Je respectai pile le 80 avec ma Wonder woman, la tête dans les pôles défiant la gravité de la loi.

On ne voulait surtout pas finir au poulailler, là ou la poule y dort.

Mais c’est curieusement en franchissant la ligne jaune que nous avons été flashés.

Nous avions pourtant atteint l’objectif, il n’y avait pas photo.

Emporté par la foule, on piaffait d’être à Combleux, le pays des schtroumpfs, Gargamelle, bonbons et chocolats.

Oui, je sais, des mots, encore des mots.

Micheyl, ma Mick et non celle d’Eddy sortit du porte bagage, elle y avait mis le paquet.

Un pneu crevé, je plaçai le vélo dans le râtelier, la mâchoire serrée.

Le parking était blindé, chars, carrosses, Ferrharry et Méghan.

Surprenant, car le 19 May, Theresa aurait du se trouver avec Elisabeth, là-dessus pas Londres d’un doute.

De Galles à nous même, nous contournons Windsor et consort, la tête droite et « Bent tement » le poing levé.

Un peu big ben et complètement stone, nous arrivons en faim et en soif à la charden party.

Quel plaisir, ils étaient venus, ils étaient tous là, même la mamma, Vincent, François, Paul et les autres…comme au vieux Montant.

Oui, encore lui, il ne veut pas qu’on l’ensel’yve.

Enfin, c’était l’heure de départ de la dernière étape, dans la montée menant à l’église, notre couple prit une longueur d’avance sur le peloton.

Nos gagnants, le mistral dans le dos, ne renaudait jamais.

Main dans le main, ils étaient magnifiques dans leur tenue dernier Christ.

Le prélat les accueillit dans l’allée qui sert aussi de retour.

La journée s’annonçait belle car a-prelat la pluie, vient souvent le beau temps.

Deux malabars, visiblement livrés clés en main avec leur tête de papier mâché ouvrirent les portes de l’église sans penne.

Tout le monde prit place sur les chaises.

Il n’y avait pas de fauteuil.

Vu le nombre d’étoiles, l’autel laissait à désirer.

Après quelques cantiques et chants Gregory, le mage nous fit un grand numéro de cène, multipliant les pains par vingt.

Généreux, il servit des canons di-vin d’une superbe robe, un peu sous-tanné que nous burent à sa sainteté.

Puis vint le moment de nos agneaux quelques peu confits, et c’est dans le silence des anneaux, que l’abbé bénit le oui-oui.

Tous les témoins n’avaient dieu que pour eux.

Comprenant que la messe était dite, tout le monde sortit par la porte avant car la porte arrière était enfer.

Une haie d’honneur sans aucun doigt poussa en quelques secondes.

Une tonne de environ 1000 kg de confetti blanc descendit du ciel, enlisant les mariés, cage d’amour.

Sous un air de grosse pelle, un groupe de Hippie, pipe hourra dégagea le jeune couple.

Les oiseaux gazonnaient, nos deux tourtereaux maintenant bagués se becquetaient, Brassens, bras dessous, sur un triple ban du public.

Puis en honneur du vin, tous les invités se dirigèrent vers l’école.

Curieusement, ils se donnèrent la main, en rang deux par deux pour traverser le passage clouté, c’était l’heure de pointe.

Arrivés au vin d’honneur, c’est comme une foire aux vins mais sans les moutons, un groupe se forma autour du Christ ian, certainement 12 apotes à lui.

Ils prirent les pots de vin sur la table, pas en dessous.

Nous avions le père Luc, San Sébastien, Saint Victor de la chaussée, Monseigneur Christian, Saint Sylvain d’Anjou, Renaud du Château, Saint André de Cléry, Saint Rémi de Provence, Saint Louis de fut de chêne, Saint Jean de Philippe et Frère Fabien.

A quelques barbes de là, un homme se tenait dans l’ombre, il sirotait un Judas nanas, mais j’avais un œilleton sur lui.

Vu la cène, non loin de la Loire, je me sentais débordé.

J’étais au régime de vichy depuis peu et je me sentais prêt à dénoncer les saintphonnés.

Mais, le petit Matisse me sortit de cette Pétain de pensée.

Descendant de son chevalet sans selle, il s’était prit les pinceaux dans mes crayons.

Vous voyez le tableau.

En me relevant, mon regard se posa sur le père François qui faisait tourner sa robe de gala, légèrement Pink Lady.

Il dannemoisais avec Claude, toujours belle-belle-belle comme le jour.

En souvenir du chanteur malheureux ou pour économiser quelques bouts de chandelle, elle serrai dans sa main une ampoule LED.

Une nouvelle ère de l’église cathodique était en marche.

Ca commençait à sentir le watt, lorsque je vis Noah qui pourtant avait l’habitude d’être dans les jupons de sa mère, se glissai sous la robe du père.

Je rattrapai le lapin par la patte, ca portait bonheur.

Je lui rappelai que ce n’était pas bien de regarder dessous la robe des gens.

Le petit oiseau ne se cache pas que pour mourir.

Le ramenant vers ses frères complices ou compresses, le père François en profita pour me rattraper par la manche, une méthode connue de Rome.

Je ne n’avais que mes trois pièces, et je ne voulais pas finir en chemise.

Déçu et fossement sceptique, l’ecclélastique, un peu tendu se propulsa vers sa pépé mobile à six sous pape.

La soirée se passa divinement bien, de ces moments que nous voulons éternels.

Après la pièce complètement démontée, Les mariés en profitèrent pour se faufiler par une porte dérobée, on ne sait par qui.

C’était leur première nuit de noce, certains disent avoir entendu jusqu’à tard dans la nuit quelques cris et chuchotements.

Vu l’heure, je ne pouvais pas m’empêcher de penser déjà au dimanche.

Au moins j’étais sur que je n’étais pas mort la veille.

My wife, pas du tout fuk rattrapa mes pensées pour me reposer les deux pieds sur terre.

Il était temps de rentrer.

Toute chose a une fin, et nous ne voulions pas que cette fin nous rende toute chose.

Sur la route, alors que le jour se lève, nous n’avons pas pu nous empêcher de boire le rosé du matin à votre santé et à cette journée formidable passée en votre compagnie.

Vive la France, Vive Combleux, vive les mariés.